Le chateau de Luneville
En 1702 le Duc Leopold de Lorraine choisit Luneville pour s’y installer avec sa cour. Il y fit construire par Germain Boffrand, élève de Mansard, un chateau somptueux, inspiré de celui de Versailles. Dernier Duc de Lorraine arrivé en 1737 , le roi Stanislas Lesczynski apporta tous ses soins aux « bosquets » : jardins à la française classés avec le chateau monuments historiques
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, un incendie ravage les deux tiers des appartements princiers appartenant au Ministère de la Défense), un tiers des bâtiments du conseil général de Meurthe-et-Moselle, toute la toiture de l’aile sud-est et la chapelle royale. Les toits, en s’effondrant, provoquent l’éboulement d’éléments de maçonnerie importants.
L’émotion suscitée par cet incendie s’est transformée en un vaste mouvement de mobilisation porté par une association : Lunéville, château des Lumières dont le président était le maire de la ville Michel Closse, et le président d’honneur était Otto de Habsbourg-Lorraine, descendant direct et héritier du duc Léopold Ier de Lorraine qui fit construire le château en 1703
Visiter le château
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Les intérieurs
Les parties restaurées sont ouvertes à la visite. Celle-ci est libre et gratuite (hors événements ou spectacles) et peut se faire tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h (à partir de 10h le dimanche)
- 1 : Salle des gardes : la première salle des appartements princiers est occupée par les gardes chargés de la sécurité, comme dans toutes les résidences princières. La salle est actuellement occupée par l’accueil du château.
- 2 : Salle de la livrée : première antichambre qui servait à la cour de salle d’attente avant d’entrer dans les appartements du duc de Lorraine. Grâce à ses dimensions, la salle pouvait également servir aux bals et banquets de la cour de Lorraine. Elle tient son nom de la livrée qui était l’uniforme porté par les domestiques.
- 3 : Chapelle palatine : elle est réalisée entre 1720 et 1723 d’après des plans de l’architecte Germain Boffrand. Depuis 1698, elle est la septième chapelle du château utilisée par le duc Léopold Ier. Elle se caractérise par la richesse de sa décoration, l’harmonie des proportions, et la présence d’une tribune qui en fait une chapelle palatine. Actuellement, l’édifice religieux a pour vocation d’accueillir des concerts baroques.
- 4 : L’escalier d’honneur sud : il permettait d’accéder aux appartements de l’étage qui accueillait les enfants du duc Léopold Ier puis les favoris de Stanislas Leszczynski, le duc et la duchesse Ossolinski. La rampe de l’escalier porte le monogramme du duc Léopold Ier, le double L, et ses motifs d’entrelacs rappellent ceux de l’escalier du château de Maisons-Laffitte en Île de France.
- 5 : Les salles voûtées du sous-sol : située sous la chapelle, ces salles servaient de cave pour l’échansonnerie. Les tonneaux arrivaient par la porte donnant sur la rue, puis le vin était mis en bouteilles. Celles-ci étaient ensuite stockées dans d’autres caves du château.
- Les extérieurs
- 1– La cour des communs (ou avant-cour) : après avoir franchi un premier portail qui sépare le château de la ville, on arrive dans la première cour entourée de part et d’autre par les communs qui lui ont donné son nom. Dans les années à venir, l’aile nord des communs accueillera des expositions temporaires et l’aile sud présentera les métiers liés à la restauration du château et les artisanats d’art présents dans le Lunévillois. Au centre de la cour des communs se trouve une statue équestre du général messin Antoine Charles Louis de Lasalle de la Grande Armée de Napoléon Ier, érigée en 1893. Les deux jambes antérieures du cheval sont levées, ce qui signifie que le cavalier est mort au combat ! Le général Lasalle a été tué au soir de la bataille de Wagram le 6 juillet 1809.
- 2- La cour d’honneur : Un muret reconstruit en 2002, couronné d’une grille métallique installée en 2005, sépare la cour des communs de la cour d’honneur. Cette restauration vise à rétablir la séparation qui existait entre les deux cours au 18e siècle. Autour de la cour d’honneur, les bâtiments se déploient en forme de U. Au fond, on peut voir le corps central du château encadré de part et d’autre par deux ailes plus basses. Les façades offrent un parfait exemple de l’architecture classique, tel que l’a concevait l’architecte Germain Boffrand. La sobriété des lignes est compensée par le rythme harmonieux des arcades du rez-de-chaussée. Au centre de la composition, les imposantes colonnes participent à la majesté du bâtiment, et sont surmontées d’un fronton triangulaire décoré de motifs guerriers. Les armoiries de Léopold Ier de son épouse Élisabeth Charlotte d’Orléans y figuraient également, mais ont été détruits à la Révolution française.
- 3- Le vestibule : Situé au rez-de-chaussée du corps central du château, il constitue l’entrée principale du palais. Passage majestueux entre les cours et les jardins, il constitue une des grandes originalités de celui-ci. Grâce à sa grande taille, les carrosses pouvaient pénétrer sous les trois arcades pour éviter aux passagers d’être mouillés par la pluie en descendant. L’arcade centrale est surmontée d’un cartouche qui porte le monogramme du duc Léopold Ier, un double L enserrant la croix de Lorraine. Le reste du décor sculpté associe des armes orientales avec des turbans et le croissant turc, évoquant les exploits militaires du père de Léopold Ier, le duc Charles V, qui a combattu les troupes de l’empire ottoman en Europe centrale à la fin du 17e siècle. L’inauguration de la restauration du vestibule a eu lieu en octobre 2006.
- 4- La terrasse : Juste après le vestibule se situe la terrasse, bordée au sud par les appartements ducaux et à l’ouest par le corps central du château. À l’origine elle devait être aussi bordée au nord par une autre aile en symétrie, mais le mauvais état des finances de Léopold Ier a empêché cette réalisation. La terrasse permet une vue dégagée sur les jardins à la française situés côté est.
- 5- Les jardins à la française : Ils contribuent depuis le 18e siècle à la célébrité du château de Lunéville. C’est à un émule de André Le Nôtre, Yves des Hours, que le duc Léopold Ier confie en 1710 le soin de réaliser des jardins à la française dans le prolongement du château. Louis de Nesle poursuit et terminent les travaux à partir de 1724. Les jardins forment un ensemble de plusieurs parterres à la française qui forment une rigueur géométrique. Une longue allée centrale est bordée de parterres de pelouses et de fleurs qui s’ordonnent régulièrement autour de bassins. De moins en moins bien entretenus après la mort de Stanislas en 1766, les jardins se transforment peu à peu en jardin à l’anglaise. Les parterres retrouvent les grandes lignes du tracé originel lors d’importants travaux en 1946, puis leur état d’origine en septembre 2003 avec la restauration des broderies de buis.
- 6- Le parc des bosquets : Entourant les jardins à la française, c’est le duc Stanislas qui décide d’embellir les bois bordant le parc. Il y fait bâtir plusieurs fabriques par son architecte Emmanuel Héré pour accueillir les divertissements de la cour lorraine. Elles disparaissent après sa mort en 1766 et doivent faire l’objet d’une reconstruction dans les années à venir (le kiosque, le pavillon de la cascade, le salon de la pêcherie, le trèfle…)
- 7- La cour du rocher : Son nom fait référence à une des fabriques que Stanislas fit construire à cet endroit par Emmanuel Héré. Sur plusieurs blocs de grès, 88 automates mus par un système hydraulique représentent en grandeur réelle des paysans et des artisans dans leur activité quotidienne, autour d’un décor évoquant la nature. Aujourd’hui il n’en subsiste plus aucune trace.
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Château de Lunéville de Wikipédia en français (auteurs)
Posted from Marainviller, Lorraine, France.
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